L'épicerie de l'orage

Le blog de la maison d'édition jeunesse l'épicerie de l'orage, petite fabrique d'objets (en papier) pour penser (le monde)

jeudi 3 juin 2010

gérer

C'était lundi et pour démarrer la semaine en fanfare, nous étions chez nos amis de l'ARL PACA.

Rencontre d'éditeurs autour de la présentation de quelques logiciels de gestion. Des outils pour compter, mesurer la production, les quantités à imprimer, à déposer, à vendre (beaucoup ?), à retourner depuis les librairies (pas trop si possible). Pour affiner sa gestion commerciale, préparer sa comptabilité fournisseurs, éditer les droits d'auteurs, les cotisations sociales, les retenues fiscales. TVA, Agessa, CSG, CRDS. On ne rigole pas tous les jours... Et la gestion d'une maison d'édition, ce n'est pas la gestion... d'une épicerie !

Evaluation de nos besoins. Petits, dans un premier temps, les besoins. Quelques livres, quelques auteurs, quelques milliers d'exemplaires... Entre l'inévitable usine à gaz réservée aux  grands [éditeurs] et les joujoux divers conçus pour les moyens, l'affaire était vite entendue : pour nous, ce serait encore excel pour quelques années.

Mais prise de conscience soudaine : si ce métier est avant tout un travail de création et de communication, il est toutefois alourdi de contingences gestionnaires plus sévères que la moyenne. Editer, même tout-petitement, ce n'est pas seulement imaginer des collections, dénicher des auteurs, faire écrire des livres, en écrire soi-même... Pour durer, il va falloir gérer. Aussi.


Posté par marchandsdepices à 07:00 - les aujourd'hui - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

    Beurp ! C'est vrai que ce n'est pas la partie la plus "sexy"... Pas vraiment refroidis, rassure-moi !

    Posté par La Grenouille, jeudi 3 juin 2010 à 21:22
  • Pas vraiment fun tout ça, en effet, mais indispensable...

    Posté par Mamacami, vendredi 4 juin 2010 à 09:42
  • Voir double

    Toujours cette double nature qui nous poursuis ; d'un côté la créa, l'imagination, l'esprit fluide et agile, de l'autre la glaise où s'ancrent les pieds, la matière, dont on fait les monstres, les contingences assaillantes qu'il faut vaincre, la tyrannie des obligations.
    Ah ! Rester léger et transparent comme ce qui coule entre nos pages avant que la sueur ne vienne l'alourdir !

    PS le monde de l'édition de logiciels a de beaux enfants à faire à celui de l'édition de livres, pour ne pas peupler la famille que de monstres. On peut rêver ...

    Posté par Michel Lecour, samedi 19 juin 2010 à 10:11

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