L'épicerie de l'orage

Le blog de la maison d'édition jeunesse l'épicerie de l'orage, petite fabrique d'objets (en papier) pour penser (le monde)

lundi 4 janvier 2010

[le nom] l'épicerie de l'orage #2 [les essentiels #1]

C'était dans un aéroport lyonnais en transit pour Venise, ça ne s'invente pas.

Je suis sûre que l'Homme vous a fait un billet bien comme il faut pour justifier le nom de notre maison. Avec des vrais morceaux de symbolique et de Symbol dedans - en allemand, ça sonne mieux, c'est encore plus fort.

Moi je vais vous raconter la petite histoire de ce nom.

D'aucuns penseront que c'est comme un peu passer du Monde à VOiCi.
Mais finalement -et c'est un thème de réflexion que nous aimons bien- qu'est ce qu'on aime finalement, tous, au fond de nous ? C'est qu'on nous raconte des histoires.

Parce que tout le monde sait bien que dans la petite histoire, dans cet envers du décor, dans cette surface des choses, il y a souvent tout un tas d'éléments profonds à trouver.

Je suis sûre que vous retiendrez mieux les petites raisons personnelles que les grands Symbol. Et je ne dis pas ça pour dénigrer le post précédent de mon collègue et néanmoins mari.

Nous VoICi donc affalés à la table du troisième bar que nous testons Aéroport Saint Exupéry Banlieue de Lyon.
On nous a gentiment claqué la porte de l'avion au nez et nous avons quelques heures à tuer avant de prendre le vol suivant.
Et si on en profitait pour chercher le nom de notre future maison d'édition ? On veut quelque chose qui nous ressemble, qui fasse partie de notre histoire et à la fois qui "fasse sens", comme disait un de nos amis et néanmoins propriétaire.

On lance des idées. On aime ce brainstorming. Non, on n'a pas peur des mots anglais, je vous expliquerai un jour pourquoi.

Et tout soudain : L'épicerie de l'orage. Une évidence. Ça y était, on l'avait.

Un jour d'octobre, notre histoire a commencé devant une épicerie sous la devanture de laquelle on s'était réfugié pour échapper aux trombes d'eau de l'orage qui avait soudain éclaté. Je passerai pudiquement sur ce premier baiser. Je n'en retiendrai que le sms que j'ai reçu quelques jours plus tard : "je suis devant l'épicerie de l'orage, un très beau souvenir".

Et finalement depuis notre vie c'est ça. Un joyeux bazar, fait de plein de choses parfois hétéroclites, empilées, de beaux trésors, de boites vides dont il va falloir se débarrasser, et un magnifique orage permanent empli de nos grandes joies, de nos emportements, de nos engueulades, de nos coups de cœur, ça claque beaucoup, on a un peu le bonheur et la rage de vivre tonitruants.

C'est comme ça qu'on voit le monde, qu'on le vit... Mais ne m'égare-je point là ? Il semblerait que j'entre dans la Symbol-ique des choses...

Aujourd'hui l'épicerie de l'orage a disparu.
Il reste le début de notre histoire à tout jamais sur le pavé.

Posté par marchandsdepices à 11:48 - les essentiels - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    C'est un bien joli nom et surtout un bien belle histoire!

    Posté par Mamacami, lundi 29 mars 2010 à 12:04
  • comme elle est jolie cette histoire, c'est comme un petit film que je viens de voir ! eh bien, c'est le nom parfait, ya pas !

    Posté par simoneetsonauto, jeudi 25 novembre 2010 à 23:07

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