jeudi 2 septembre 2010
sur le toit
ici, les rues sont des couloirs, on n'a pas à les traverser, on va à l'école en appuyant sur le bouton 8 et on est transportés comme dans une fusée, la cour est à 56 mètres du sol à ciel ouvert entre mer et collines, les carreaux sont classés, mais
il m'a bien semblé que les larmes de rentrée étaient les mêmes que partout ailleurs, ni plus poignantes ni moins surjouées, peut-être à peine un peu plus salées, les mêmes larmes et leurs mêmes ombres -très éphémères- sur le sourire radieux des parents de toutes les cités.



vendredi 27 août 2010
Abitacolo
Les lignes ont fui et moi avec. Une vraie pause estivale finalement.
C'est en me connectant à mon propre blog -chose que l'on fait rarement en fait, non ?- que je me suis rendue compte de l'immense été qui était passé, de ce trou blanc laissé ici béant et de toutes ces belles choses rencontrées que je ne vous raconterai donc jamais...
C'est en triant la chambre de minus-clown qui termine ses vacances les pieds dans l'eau que j'ai pris conscience de la rentrée qui approchait.
Et c'est cherchant sur le net, toujours pour ce même clown, un nouveau lit (entendez un lit de "moyen") (une vraie rentrée je vous dis) que j'ai compris mes angoisses de ces derniers jours.
Parce que oui pour nous rentrée, ça va quand même finir par signifier copie à rendre.
Nos imprimeurs pour le moment s'arrachent les cheveux pour essayer de nous proposer un truc qui ressemble à ce qu'on veut et pas trop cher s'il vous plait en plus.
Mais bon, il y a bien un moment où ils vont nous demander ce qu'il faut mettre à l'intérieur de ce si bel objet.
Et je suis comme une lycéenne au moment de rendre son devoir, à la fin du temps qui lui était imparti. "Oh, j'aurai dû mettre ça, non, ça on aurait dû plutôt le faire comme ça, hum ça, ça n'ira pas, et ça j'ai aussi envie de le dire, et ça de le montrer".
Envie de tout reprendre, et surtout de tout proposer en même temps.
Et donc, en voyant ce lit de Munari, le génial et sublime Abitacolo, je me suis dit que lui avait oublié l'heure des choix. Ou plutôt avec su composer et jouer avec.
Deux mètres de haut
Il est fait de métal avec une peau époxy,
C'est une structure réduite à l'essentiel
Un espace délimité mais néanmoins ouvert,
Qui s'adapte à une ou deux personnes
Il peut même en supporter 20
Bien que ce ne soit pas recommandé
Car difficile à bouger
Il pèse 51 kilos
Il mesure deux mètres de haut par 80 cm
C'est un objet important qui ne fait pas d'ombre
C'est un module habitable
Un habitat
Il contient toutes les choses personnelles
C'est un contenant de microcosmes
C'est un placenta d'acier revêtu de plastique
Un lieu pour méditer
Et en même temps
Un lieu pour écouter la musique que vous aimez
Un lieu pour lire et étudier
Un lieu pour recevoir des invités
Un lieu pour dormir
Une tanière, lumineuse et transparente
Ou fermée
Un endroit caché au milieu des gens
Un endroit réel
Votre présence rend l'ameublement superflu
La poussière ne sait où s'y installer
C'est un minimum qui donne un maximum
Numéroté mais illimité
L'habitat est l'environnement
Qui s'adapte à la personnalité de son habitant
A tout moment transformable.
(Bruno Munari)
Un rêve.
Et pour nous :
Un petit format mais qui soit grand.
De la couleur mais qui soit noir et blanche.
Un livre mais un cahier.
Des ronds mais des carrés.
Des textes simples mais du contenu dense.
Je ne suis pas Munari, je n'ai pas son génie, je ne fais pas des lits et encore moins le mien.
Mais j'essaie aussi de jouer et de composer.
Et quand le doute m'assaille, je repense à cette discussion avec un éditeur : "je crois en un objet éditorial simple"
un objet éditorial simple.
un objet éditorial simple.
un objet éditorial simple.
Alors je jongle. Je veux tout (la gre me comprendra ;-) ) mais je dois simple.
Dring (oui ça c'est la sonnerie). "L'épreuve est terminée, posez vos stylos, je vais passer dans les rangs ramasser vos devoirs"
tout mais simple
tout mais simple
tout mais simple
un joli credo pour terminer l'été
Bonne rentrée !
mardi 27 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #13
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Après quelques pérégrinations, c'est finalement ici que vous vous posez. Tu ne te souvenais pas que c'était si beau la montagne, si ressourçant.
dimanche 18 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #12
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Tu reçois la trace d'un bon projet. Merci Nata. La trace, le trait, la route, le sillon.
Les textes, de ceux qui sont furieux. Parce qu'ils sont en guerre contre la lecture et qu'elle le leur rend bien. Alors avec celui ou celle qui sait, ils posent peu à peu les armes et tendent la main à l'écriture. La poignée est belle et la moisson qui suit est généreuse. En prose, en vers, poème, théâtre, récit. Chacun dit.
Tu as un grand faible pour Et pour tant de belles choses.
J'ai appris sans les mots. Aucun mot.
J'ai appris le vert avec l'arbre, j'ai appris l'escarg
ot avec la pluie.
L'arbre, ça donne de l'oxygène.
Je ne savais pas.
Si les mots s'accordent, est-ce que la vie coule mieux ?
Est-ce que la vie dure plus longtemps ?
(...)
Dans les mots je me trompe :
Au lieu de sable, je dis mer.
C'est à cause du soleil dehors.
Maintenant, faut prendre l'avenir comme il vient.
de Isabelle D avec Mélissa, Isabelle M avec Jouliane, Sylvie avec Alexia, Sophie, Océane, Isabelle Luguet, avec Nadine Brun-Cosme
vendredi 16 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #11
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Tu prends le temps. C'est quand même l'été. Tu prends le temps. Le matin notamment. D'accord, tu veux bien faire la fête au petit-déjeuner pour Too Moche. C'est étrange, l'anniversaire de ce doudou, c'est tous les jours en ce moment. Tous les matins, c'est son anniversaire et il a quatre ans aujourd'hui. On estime qu'il a beaucoup de chance. D'autres vont devoir attendre jusqu'en novembre. Les parents aussi. Et c'est loin novembre.
mercredi 14 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #10
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Tu t'amuses à colorier en bleu, blanc, rouge ton bandeau. Tu ne sais pas si ça t'amuse. Tu n'aimes pas les 14 juillet et leurs défilés. Tu biffes les mots Liberté / Egalité / Fraternité. Tu crains qu'ils soient de plus en plus souvent rayés.
Tu te moques de Liliane et de son blé. Tu penses à Guilherme qui risque d'être à nouveau arrêté.
dimanche 11 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #9
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c'était la fête sous les pins et les oliviers dans la belle maison au bord de la mer.
et le match c'était Le Liouquet contre Les Lecques. Le match le plus important de la journée.
samedi 10 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #8
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Toi, le marchand d'épices, en une semaine, là, tu reçois des nouvelles d'amélie et de catherine, tes deux adjointes de phosphore.com, à l'époque du web épique. vous dînez avec l'une, tu épistoles avec l'autre. chacune te donne le livre qu'elle a écrit, qui te touchent pour des raisons différentes. tu penses que c'est drôle, que vous avez pris tous les trois le chemin du livre et de l'édition. pas forcément pareil, mais quand même. et tu te dis que vraiment cette troïka, ce n'était pas une mauvaise école.
vendredi 9 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #7
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Vous vivez chacun vos connexions. Pour toi, la marchande d'épices, certaines sont toute neuves, comme ces chouettes (celle qui est sur la photo) filles nouvellement rencontrées, et un déjeuner dans un café qui te rappelle tes années de lycée.
jeudi 8 juillet 2010
lignes de fuite, l'été #6
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tu ouvres ta boite aux lettres. tu as une belle surprise. Tu te dis que l'épicerie est une grande maintenant. Elle reçoit du courrier à son nom. tu savoures un long moment cette enveloppe.
tu ouvres. et deux petits papillons. avec celui-là, oui, ça fait bien trois. tu as le coeur gonflé à bloc. tu aimes. le trait, le texte, la forme, le noir, le blanc, les délices pailletées, la petite pochette délicate.
la journée est belle avec cette merveille dans ta besace. ça te donne des ailes. ça pousse tes exigences.
tu avais dit que les textes de l'été seraient courts. une phrase ou deux. mais là, il t'en faut plus. et tu te dis que c'est une belle façon d'inaugurer la rubrique connexion. des papillons accordéons qui jettent des ponts.
papillon accordéon et leur blog ici




